Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par FMarmotte5

Laissons parler le romancier.

« A la fin la sente traversa le Chassezac sur un pont et abandonnant ce ravin profond se dirigea vers la crête du Goulet. »

La route faisait de si amples zigzags au flanc de la montagne que j’empruntai un raccourci tracé à la carte et à la boussole et m’engageai à travers un bois rabougris, afin de rattraper le chemin un peu plus haut. Ce fut l’occasion d’un sérieux conflit avec Modestine. Elle se retourna vis-à-vis de moi, marcha à reculons, rua, et, elle que je m’imaginai muette, se mit à braire très fort d’une voix enrouée, comme un coq annonçant la naissance de l’aurore……

Tant la montée était roide, il me fallait maintenir le bât. Une demi-douzaine de fois ma bête fut à deux doigts de me dégringoler sur la tête.»


J’aime laisser la parole à Stevenson,  et voici la pente roide dans laquelle Modestine a failli lui tomber sur la tête. Là est le Grand ART.


En nous déroutant un peu à la cote 1425, nous rejoignons le Bonnetès. Un mas-ruche bien restauré où art , tradition et environnement font bon ménage. Le mas-ruche comme on les appelle en Lozère, c'est-à-dire que les constructions ont été rajoutés petit à petit au fur et à mesure des besoins.

Il faut savoir que la lauze comme couverture est récente. Ce n’est qu’au XIX éme siècle lors de l’abandon petit à petit de la culture du seigle que la lauze est devenu couverture. Auparavant, la paille de seigle fournissait la matière bon marché et bien isolante pour couvrir les mas.

Ce soir du 16 juin 2009, nous coucherons au Gîte L’Escoutal au Hameau du Bonnetès

48190 Le Bleymard
Tél. : 04.66.48.64.08 (06.78.27.12.97) L’ambiance est animée car nous croisons un groupe de « Gones »  des Lyonnais bien sûr et un couple de Belges dont la bonne humeur nous change des rigidités des marcheurs de GR. Si nos Belges n’ont pas envie de découvrir la France , c’est qu’ils ne sont pas curieux car durant le repas et la soirée, les plus beau sites, les meilleures recettes ont été évoquées à toutes les sauces de la Bretagne à la Savoie, du gratin dauphinois à la bouillabaisse, des hameaux du Queyras aux maisons basques d’Iparla, du Beaujolais des traboules au muscadet des bords de Loire, et j’en oublie.




Le Bleymard au pied du Finièls est le départ de notre étape montagne, son  « ferradou » de pierre vaut le détour, en effet ici, on ferre aussi les bœufs et les vaches.


Un magnifique carline orne la porte d’une maison nous rappelant nos courses savoyardes.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article