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Publié par FMarmotte5

plantes médicinalesDans les affaires de mes parents, j’ai retrouvé un vieux livre qui a du appartenir à ma grand-mère, car elle s’y connaissait en « simples ».Mémé Jocteur

Le titre : Les plantes médicinales et leur exploitation. De Georges Pellerin dans l’Encyclopédie des connaissances agricoles chez Hachette.

La première partie au chapitre « Ramassage ou cueillette des plantes sauvages », des conseils préliminaires sont donnés.

Je partage ces quelques lignes car en fin de volume, le copyright de l’ouvrage signale l’année de 1929.

C’est reparti pour un tour : « A vos paniers ! ».

Emplois précaires, baisse des retraites, crash des bourses, j’avais un grand-oncle qui en est mort avec une valise pleine de « Bons du Trésor » et « d’Emprunts des Chemins de Fer de Russie » ; la valeur : du papier. Moi qu’on a éduqué avec la notion que le travail avait une valeur ! L’actualité me prouve le contraire ce n’est que fraude, spéculation et on veut nous faire porter le chapeau, avaler des couleuvres, boire le bouillon ,nous serrer la ceinture.

 

 

« Non non rien a changé, tout tout a continué ».

Le texte en dit long sur la situation dans les campagnes. La tournure et le vocabulaire sont d’époque, le voici :

« Travaux à effectuer

1. Il faut disposer d’une main d’œuvre suffisante et d’un prix bas.

Elle sera fournie par des mains un peu débiles ou enfantines, ou par celles des personnes momentanément sans travail ou en période de morte-saison, ou de celles dont les forces sont insuffisantes pour les travaux des champs. On la trouvera chez les petits rentiers, ou retraités, chez les vieillards des hospices, des maisons de retraite ; chez les mutilés et chez les enfants des écoles, des patronages, orphelinats, etc.

D’autre part, les ouvriers agricoles, les bergers, les cantonniers, les gardes, les femmes qui travaillent aux champs, dans les vignes, dans les bois, sur les talus des chemins, peuvent trouver dans la cueillette des « simples » une occupation lucrative, qui ne les détournent nullement de leurs occupations normales ; aux jours de chômage, ou de morte-saison, elle leur permet d’utiliser un temps qui serait perdu pour eux. »

 

Je ne sais pas si Proust ramassait les plantes médicinales, en 1929 il était déjà mort mais le temps n’a pas été perdu pour tout le monde. L’intérêt avec les vieux livres c’est qu’on a de la lecture pas chère et avec celui-ci en particulier on fera l’économie des frais de médecin.

Dans les affaires de ma grand-mère se trouvent aussi quelques cartes postales témoins d’un temps qui n’a rien du goût de la « Madeleine » : petits métiers de survie en des temps difficiles.

 

Marchande de poires cuites

La marchande de poires cuites.

 

 

marchand de coco

Lavandières Bourg Saint Andéol

                  Le vendeur de coco, les lavandières.

 

Travail de voirie à la pioche.

voirie

 

Réparateur de porcelaine. (Qui paye les pots cassés?)

Réparateur de porcelaine

 

Je passe sur les classiques de ramoneur, colporteur, vitrier, cireur de chaussures, bien que ce dernier se pratique encore dans les plus hautes sphères.

Pour moi ce sera jardiner. Sans nostalgie. Keynes revient sur le devant de la scène mais une décroissance de fait ("défaite" pour le signifié) et parfois non choisie, est le quotidien du citoyen lambda durant la crise : système D, troc, combines, retour à l’essentiel.

Le superflu n’a jamais été aussi inutile. Si on pouvait retrouver le sens du mot : partage.

 

N.B. Les liens ne sont pas forcément le reflet de  ma pensée et sont là à titre d’info.

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C
<br /> <br /> En bref, rien n'a changé sous le soleil.<br /> <br /> <br /> Malheureusemeent :(<br /> <br /> <br /> Bonne soiré Pierre :)<br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> merci pour le partage, Pierre! un joli moment!<br /> <br /> <br /> <br />
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Q
<br /> <br /> Bon, alors, moi, je vais m'installer comme ravaudeuse, c'est un métier qui devrait retrouver un bel essor si l'on ne peut plus renouveler autrement ses vêtements.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne soirée, Pierre. Une belle trouvaille, chez toi.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Quand "on" veut revenir à avant 68, c'est en fait à l'époque de "la main d'eouvre abandante et à bas prix" qu'il voudrait revenir.<br /> <br /> <br /> Mais il n'a même pas le courage de le dire.<br /> <br /> <br /> Comme je le lisais récemment, "on" compare toujours les revenus des patrons aux revenus des patrons américains et les revenus des salariés aux revenus des salariés chinois. Et dire qu'il y a<br /> (encore) des Français qui gobent ça !<br /> <br /> <br /> En fait de tisane, c'est le bouillon d'onze heures qu'il<br /> faudrait leur faire boire à certains.<br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Oui Pierre c'est étonnant ces écrits !!!<br /> <br /> <br /> Et ça continu pour notre belle société <br /> <br /> <br /> Et des cartes postales en bon état !<br /> <br /> <br /> Merci Pierre pour ce réel regard.<br /> <br /> <br /> Nono<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Quel écrit ! On a du mal à penser que c'est de 1929. J'aurai cru le siècle d'avant.<br /> Amusant les cartes postales désuètes.<br /> Amicalement, Maous<br /> <br /> <br /> <br />
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Z
<br /> <br /> Toujours très sympa de retrouver des vieilles cartes postales, ça permet un peu de s'évader de cette vie de fou et d'égoïste que l'on vit actuellement. Bonne fin de soirée. :0059:<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Un peu de nostalgie. Très bien pour les photos. J'apprécie<br /> <br /> <br /> <br />
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