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Publié par FMarmotte5

Lundi après-midi nous sommes passés à « Enfance et Partage » à la recherche de couettes pour un hiver qui s’annonce rigoureux. A l’entrée posé et neuf, le livre de Jim Harrison pour 50 centimes d’euros.

 

La route du retour Jim HarrisonJe m’étais souvent demandé ce qu’était devenu le fils de Dalva. Dans la deuxième partie de ce roman après avoir renoué connaissance avec le vieux John Wesley Northbridge et les mémoires de ses rencontres avec les derniers grands chefs Indiens, nous suivons les errances de Nelse le fils prodigue. Sang mêlé Lakota du peuple Sioux, il partage sa passion pour les oiseaux et c’est sur ce terrain qu’il retrouve sa grand-mère. Naomi dans la troisième partie se dévoile. Enseignante dans une petite ville de campagne, le sang Indien qui coule dans ses veines nous ramène à sa fille ainsi qu’aux nouveaux mouvements identitaires de ce peuple qui n’a jamais baissé la tête, car ils n’ont jamais eu peur que le ciel leur tombe sur la tête malgré les infamies que les cultures occidentales leur ont fait subir.

Être sang-mêlé ne se voit pas seulement sur le visage, la lutte entre nomadisme et sédentarité contrarie les amours et les choix. Le cœur de Nelse le ramène souvent sur les berges de la rivière dans un fourré, à la pêche ou à observer un martin-pêcheur. À 12 ans il lit dans un article de « Vogue » cette citation de Bruce Chatwin : « Le mieux c’est de marcher » ou, « Les drogues sont des véhicules pour les gens qui ont oublié l’art de marcher.»

On retrouve la poésie et la musique que les « Légendes d’automne » ont semées dans la terre d’un cœur sans racine. Cheval, chien, buse, big horn, ours, saumon, serpent à sonnette sont les témoins des batailles du cœur que se livrent les personnages dans cette quête d’identité qui me parle .Un frère, une sœur, une mère, des voyages, des nuits de solitude, des moments de plénitude sous la voûte des étoiles, il y a tout ça dans « La route du retour ».

« Un jeune homme cherche la mère qu’il n’a jamais connue, sinon dans l’intimité de sa matrice, chaleur et moiteur du sang, découvrant l’existence dans une obscurité absolue mais réconfortante. »

Ce bouquin n’était pas rangé avec les autres juste posé là à portée de main et la responsable de l’association ne voulait pas me le faire payer !

Avais-je l’air aussi solitaire faute de vouloir être solidaire ?

 

 

"La route du retour"

 Jim Harrison Domaine étranger 10/18

 

 

 

 

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Chamane51 12/12/2010 20:13



Jim Harrison trace avec Un bon jour pour mourir une odyssée américaine, un road movie passionnant mais aussi une déshérence
tragique au fil de l'eau d'un trio qui finalement trouve son barrage sous un déluge de pluie


http://chamane51.skyrock.com/2834171648-Un-bon-jour-pour-mourir-de-Jim-Harrison.html



FMarmotte5 13/12/2010 08:52



Merci de votre passage et de noter les oeuvres plus récentes de Jim Harrison que j'ai lu aussi.Celui-ci,de part sa construction et la voix donnée à chacun des protagonistes me semble interressant
dans la vision intérieure des événements antérieurs à la naissance de Nelse. On approche la personnalité de Duane avec l'ambiguïté amoureuse de sa mère et le conflit des 2 frères John Wesley et
Paul symbole du combat intime qui se joue dans l'Amérique contemporaine.


Harrison est indissociable de l'errance :"déserrance" vous auriez pu l'employer. Roman de la Route oui ,car le cinema (road movie)fait parfois des raccourcis sur les sentiers de l'âme à fortiori
quand elle est Indienne.



Marine D 12/12/2010 13:10



Je vais essayer de les trouver, peut-être en bibliothèque Pierre, merc pour ces infos


Bises du dimanche, ça va ta main ?



Marine D 11/12/2010 17:41



Comme tu en parles bien, tu me donnes vraiment envie de lire ce livre qui nous ramène à la pureté, aux grands espaces et bien plus encore sûrement , si j'ai bien compris c'est une suite, Ce
bouquin t'attendais là Pierre


@++++



FMarmotte5 12/12/2010 12:13



Bonjour Marine, por toi qui aime les chevaux, tu devrais aimer les romans de Jim Harrison.Oui celui-ci est une suite.


Il faut commencer par "Légendes d'Automne" (a été mis en film), puis le plus poignant je trouve est " Dalva" qui raconte cette période du XIX eme siècle à nous jours, mais pas comme un
histotien on entre dans le coeur de Dalva, cette femme libre avec tout son héritage Lakota.Le Grand Père qui a commnecé par être éleveur de chevaux aussi a une personnalité bien trempée. Je tombe
souvent sur des bouquins comme ça? le" hasard" si cher à Pual Auster.


Bon dimanche à toi et tousles tiens.



Zazou 11/12/2010 09:14



Il est vrai qu'on rentre dans une période météorologique plus propice à la lecture qu'aux balades sous la pluie...


Je te souhaite une belle journée de samedi, bises






ADAMANTE 11/12/2010 01:29



Il y a des articles à lire dans le calme de la nuit, là seulement on peut y prendre tout le plaisir qu'ils offrent. Voilà qui est fait ce soir en revenant de chez Quichottine qui est dans le même
cas. Merci pour ce partage. Adamante.



nono 10/12/2010 21:24



Bonsoir Pierre 


Bien content que ça  se soit bien passer !


Il reste plus qu'a resté au chaud pendant quelques temps et faire bosser la patte gauche 


Aplus et bonne g.......


Nono



Ava 10/12/2010 21:18



coucou, curieux ton histoire ! En plus, onne voulait pas te le faire payer...


Je ne connais pas ce livre, mais aujourd'hui, j'en ai acheté deux, de styles très différents..


J'ai une bonne adresse où les prix sont intéressants, j'en profite...


J'ai lu que tu avais subi ton opération et que tu étais de retour.. je vais voir où tu en es.. bonne soirée



Quichottine 10/12/2010 20:46



Tu poses une question importante, mais je sais que toi seul peux y répondre vraiment.


 


Peut-être était-ce seulement un rendez-vous avec un livre... ou alors un rendez-vous avec quelque chose de beaucoup plus profond que seul toi trouveras.


 


Je t'embrasse. Passe une belle soirée.



FMarmotte5 13/12/2010 09:08



Bonjour Quichottine


les moments d'inaction forcée sont des moments d'introspection, j'ai déjà connu ça avec le neurinome de l'acoustique. Les réponses arrivent parfois par des chemins détournés : un livre , des
personnes et l'activité que l'on entretient parfois avec force bruits et occupations me rend sourd ou inattentif aux réponses. Un moment privilégié que le silence pour écouter.


Merci de ton passage jamais superficiel.