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Publié par FMarmotte5

Pourquoi ai-je tant besoin de bouger ? C’est en effectuant ma migration saisonnière que j’ai lu « Le  Chant de pistes » de Bruce Chatwin.

Le Chant de pistesBlanchot















Le premier jour après une chute de neige, les traces des "
blanchots "(tenue d’hiver du lièvre variable), renards, blaireaux, écureuils et chamois étaient plus nombreuses que les sentiers vers les alpages d’altitude sous leur mètre de neige. Les granges closes à 2500mètres. Migration verticale.

Bruce Chatwin rencontre Arkady Volchok et nous accompagne au centre de l’Australie. Encore plus à « l’intérieur » qu’Alice Springs. Il nous conduit sur les songlines, itinéraires chantés qui dessinent une carte géographique et mentale, une carte « intérieure » du pays.

Surpris par des inondations, Chatwin met au propre ses « cahiers de moleskine ».
Chroniques Nomades.
Notes de ses voyages au contact de tribus du monde entier : Wolofs, Bochimans kung, Sioux, Nemadis, Shoshones, Bédouins, Inuits.......
Réflexions sur des lectures : Dante, Rimbaud « l’Homme aux semelles de vent », Ovide, Homère, Humboldt, Démocrite, le Coran, la Bible, Kipling, Arnold Toynbee.......
Entretiens avec d’imminents scientifiques comme Konrad Lorenz, Arthur Koestler, C.L.Strauss, Yves Coppens.

Autant de pensées qui me font comprendre ce que je suis en tant qu’homme. Bercé entre ma sédentarité et les pulsions instinctives qui me poussent vers la montagne, la nature, sur les sentiers, les pistes, les drailles. Mon goût pour la toponymie, la connaissance des hommes, des lieux, des animaux.

Tant de citations pourraient donner envie de lire cette œuvre unique.

Tant d’idées sur notre nature, notre agressivité, la guerre, l’amour, la famille, les enfants, l’origine, l’Etat, le nomadisme. Où l’on voit « l’Homme blanc » sous un autre œil : voleur, menteur et cupide. Des interrogations partagées.

« La vie est un pont, franchis la, mais n’y construit pas de maison »

Proverbe indien

« La tradition des feux de camp s’oppose à celle de la pyramide »

Martin Buber

« Tout bien considéré, il n’y a que deux sortes d’hommes dans ce monde : ceux qui restent chez eux et les autres. »

Rudyard Kipling

«  A quoi sert un gros cerveau ? » je serais tenté de répondre : « à trouver son chemin en chantant dans le désert. »

Bruce Chatwin.  Le chant des pistes . Le  Livre de poche

A quand ma prochaine « Walkabout »?

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C
<br /> Je dirais même existentielles<br /> Je suis bien d'accord avec ton raisonnement. C'est en marchant ou en tricotant que je suis la plus détendue et que je<br /> peux mieux faire le point pour trouver des solutions<br /> Claudia<br /> <br /> <br />
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F
<br /> On me dit que parfois je me "prends la tête" à réflechir, je dois dire que le tricot je ne m'y suis pas encore mis , j'ai<br /> toujours tellement de choses à faire, j'ai retrouver le plaisir de la cuisine, mais quand la météo me tient à la maison je dois dire que c'est la lecture et l'écriture qui sont mes occupations<br /> principales.<br /> Existentielles : j'aime bien le mot, il est assez vaste et vague pour regrouper toutes sortes de sujets.<br /> <br /> <br />
N
<br /> Amateur de grands espaces !!!<br /> C'est super et cela appel à la sagesse ...........<br /> Aplus Pierre.<br /> Nono <br /> <br /> <br />
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F
<br /> De l'essentiel : en marchant on oublie tous les tracas<br /> Bonne semaine Nono<br /> Pierre<br /> <br /> <br />
C
<br /> Je me suis souvent posée cette question: qu'est-ce qui me fait partir ?<br /> Il n'y a pas longtemps, j'ai répondu: C'est pour mieux revenir<br /> Pour me sentir en vie.... Peut-être ?<br /> Faire des rencontres et savourer la nature. J'aime profondément observer la vie végétale, animale. Et apprendre.<br /> Et je sais que la grande ville n'est pas pour moi.<br /> Claudia<br /> <br /> <br />
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F
<br /> la nature nous renvoie à des questions fondamentales.<br /> En marchant l'esprit travaille et nous trouvons souvent des solutions à nos problèmes, des réponses à nos questions. De l'essentiel dans nos vies souvent encombrées de superficiel.<br /> <br /> <br />