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Publié par FMarmotte5

Oui, ça se bloque

Quand il y a des chocs.

La transmission ne se fait plus,

Les sens, le sang ne circulent plus.

Le noir complet devant les yeux

Tu le sais, tu fonces mais tu n’y peux

Rien.

 

Tes rôles sociaux K.O.

Tu veux être au chaud

Ni dieux, ni jeux, tu veux être seul

Le soleil est parti rien ne te console ;

Le ciel est vide et la rue est pleine

Tu marches ou tu roules, tu cries ta haine

Enfin.

 

Lancer des appels, des S.O.S.

Les oreilles, les antennes, se dressent

Ta peau est sensitive on ne peut

Te toucher te parler tu es malheureux

Le cœur, la tête te font mal et tu veux

Crier mais rien ne sort de ton corps creux

Rien.

 

Faible dans un panier d’osier

Sans amour dans le gosier

Que donner quand on est à sec, qu’on est vide ;

Ramasser les restes, tu hésites, tu décides

D’y mettre fin mais qu’est-ce qui te retiens

Qui te tiens, te maintiens, te soutiens

Rien.

 

Dans la ville les gens, je les croise,

Dans les bois, les arbres me toisent

Immobiles sur leurs racines, agitant leurs branches

Froids l’hiver sans cœur, sans jambe, sans hanche.

Alternance sans équilibre sans enfance,

Ce que tu as, tu le jettes, tu balances

Tout.

 

Ca se terminera

Ca recommencera

Cycles ou vélos, la roue tourne sans cesse

Qu’il y ait des morts, des accidents on se blesse

Mais rien n’empêche la planète, la tête,

D’être en quête de sa fête, rien ne l’arrête

Rien.

 

Signe d’appel au secours

Lumière qui clignote dans la cour

Gyrophare sur le toit d’une voiture

Bleue, blanche ou rouge, conjectures

Rébellion contre l’état, je ne monterai

Pas dedans écrasé, descendu, (je crèverai) ou je survivrai

Enfin.

 

PF Extrait de "Racines d'encre" novembre 1999 non publié retrouvé dans un carton avec la même envie de le slamer.

Le dernier vers est au choix selon l'humeur.

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Quichottine 22/10/2010 15:56



J'ai lu, et j'ai lu ta réponse à Zoupie...


Que dire de plus ?


 


Juste que nous avons sacrifié cette génération-là et que ceux qui l'ont fait se demandent aujourd'hui ce qu'i est possible pour réparer... peut-être.


 


Il m'arrive de douter.



Marine D (Zoupie) 22/10/2010 09:35



Oui, tout un pan de la société sur le fil du rasoir...


Amitiés Pierre



Marine D (Zoupie) 22/10/2010 07:35



Tu as survécu, Pierre,  mais ce cri du coeur ce cri de colère on l'a entendu, et ça fait du bien aussi de cracher ce qu'on a à l'intérieur, ton slam me plaît...



FMarmotte5 22/10/2010 09:28



Je n'ai plus trop l'age de monter sur les barricades, mais la question n'est pas que l'age de départ à la retraite. A chaque problème les arguments ne sont que financiers  et en plus on
nous menace en faisant peur aux gens devant un avenir encor plus sombre sans la payement de leurs pensions!:


"on perd de l'argent"


"ce n'est pas responsable en pleine de crise de mettre l'économie française en danger"


Il faut repenser la notion de travail et faire une différence entre emploi et travail : "laborare" à donné labourer, je travaille quand  je fais le jardin , que je coupe mon bois, que je
ramasse les framboises,quand je fais la vaisselle et la cuisine, que j'écris et que je dessine. Le travail peut être source de joies et de satisfaction alors il peut se continuer jusqu'à ce
que le corps ne puisse plus l'assumer.Mais ces gens qui ne touchent pas un volant, qui ne cuisinent pas, qui ont serviteurs et privilèges, qui ne mettent pas les mains dans la terre ne savent pas
ce qu'est le travail , celui qui use le dos , qui fait des ampoules, le travail de nuit à entendre geindre des mourants. Le soucis des enfants qui ont du mal à trouver un emploi décent, qui font
des stages non rémunérés, et qui sans aide ( pas de bourses) vivent en ville avec 450€ par mois et les larmes quand en fin d'année les taxes diverses tombent et amputent le foyer d'un mois de
revenus, les refus de RSA , les portes des pôles emplois fermées......et encore j'ai l'impression d'être un privilègié en comparaison de ces jeunes de banlieue. Une génération était baptisée "no
future" !