Le Rochail 3022m. Oisans Ouest.
Le Rochail est le premier 3000 à l'Ouest du massif des Ecrins.
L’arête N-W est considérée comme facile (F.), la première ascension a été réalisée par W.A.B. Coolidge avec ses guides Almer Christian père et son fils le 21 juin 1877.
Carte 25 000 IGN Les Deux Alpes 3336 ET
Guide du Haut-Dauphiné GHM/ François Labande Massif des Ecrins tome 3 édition 1998.
Depuis le refuge des Sources 2301m.
Dénivelé 851 mètres.
J'ai mis trois heures.
Le guide donne 50 mn. du col du Rochail au sommet.
Comme il y avait des bouquetins mâles, j'ai pris mon temps pour des photos.
Du refuge, partir plein sud en suivant les cairns qui passent une petite épaule assez relevée.
On entre dans le vallon en remontant la moraine jusqu'au névé, puis en traversant la grande caillasse à son pied on rejoint à droite la petite faille et un torrent jusqu'au grand plat dit le Grand Clot 2522m. 1 heure.
Le paysage est assez désolé, on ne voit pas encore le col.
Un vestige de lac et de moraines noires sous le Pic du Col d'Ornon donnent une ambiance assez désertique au coin.
Des strates de roches sédimentaires qui contrastent avec les dalles de granit que nous allons trouver vers le sommet.
C'est le « chevauchement du Rochail » entre les roches cristallines « récentes » de granits albitiques et les couches sédimentaires du trias-jurassique 200 Ma.
Contourner les rochers par la droite en remontant soit le névé, soit les éboulis, quelques cairns, puis après un verrou vers le sud on voit le col en haut d'une zone de fine argile délitée et croulante, ici le sentier s'est marqué en zigzags au dessus du névé.
Il est 8 heures du matin au Col du Rochail 2756m. (2 heures de marche depuis les Sources) la silhouette d' un bouquetin se profile sur la crête.
Les bouquetins vont m'accompagner presque jusqu'au sommet, préférant une épaule au-dessus des Casses du Lac. Le lac du Vallon en dessous à 2493m.
Pour le sommet , on passe soit à gauche soit à droite de l'arête sans jamais trop descendre afin de contourner les dalles raides et dressées.
Un faux sommet à la cote 2971m. puis, le sommet avec de grands cairns.
On se trouve au nord sous le sommet, ça se redresse, il faut mettre les mains, les rochers sont assez stables et la progression est évidente.
A aucun moment je n'ai le sentiment qu'il y a du gaz. On s'habitue.
9 heures au sommet, vers l'est la luminosité est trop importante pour de belles photos , c'est déjà sur-exposé sur le glacier de la Girose et la Meije.
Tout au fond vers l'est on voit un morceau du Lauvitel très sombre.
La prairie sud du lac où nous avions souvent bivouaqué avec les enfants est dorénavant en « Réserve intégrale » interdite d'accès.
Le soleil a maintenant gagné toutes les cimes, il est temps de redescendre, je retrouve « mes bouquetins » au col ainsi que 5 vétérans montés depuis Chantelouve par le lac du Vallon ( de vieux mâles disent-ils, peu curieux de découvrir le nouvel itinéraire que je leur propose, ils ont leurs habitudes, j'aurais pu les ramener à Chantelouve en voiture depuis Villard Notre Dame).
Dans les éboulis ça va vite, le sable des schistes s'écroule sous les souliers et le névé « en ramasse » est un jeu bien agréable.
A la cabane à midi je peux donner un coup de fil et rassurer mon monde de mon retour à la civilisation, dans 3 heures je serais de retour à Villard Notre Dame .
Projets :
-Pause fraîcheur entre les gentianes jaunes et les arcosses dans une belle zone à myrtilles pour une dégustation de produits frais.
-Boire une petite mousse au bistrot après avoir remonté les 200 mètres sous le Péron puis les ruines de l'Essart.
En rentrant je n'aurais pas le temps de passer aux mines d'or de la Gardette, la géologie de terrain sera pour une autre fois.