Ail des Ours. Bauges.
Avant même de traverser le sous-bois en descendant du Revard par le Golet de la Pierre, le parfum de l'ail s'est mis à diffuser dans la forêt... Une tisane olfactive.
Dans la pénombre fraîche de la Pointe de l'Aigle, un tapis vert et blanc s'étend de part et d'autre du sentier.
Nous nous baissons afin de ramasser les jeunes feuilles de l'ail des ours. Par cette chaleur exceptionnelle de juin, ce soir une salade composée remplacera avantageusement le potage.
Au sommet d'une tige dressée d'une quinzaine de centimètres, s’épanouit un bouquet très blanc de petites fleurs à 6 pétales en étoile. Je dis « bouquet » car la sommité est arrondie et non plate comme une ombelle.
De la famille de l'ail commun, son bulbe est plus petit, il n'y a que 2 feuilles larges et ovales chacune sur une queue allongée.
Les ours ne fréquentent plus nos bois, au sortir de leur longue hibernation il mangeaient l'ail des bois pour se purger.
Il me semble important de rappeler qu'avant de consommer une récolte sauvage, il est indispensable d'identifier correctement la plante. Chaque année des accidents se produisent et pas seulement avec les champignons.
On peut aussi faire sécher les feuilles puis les briser avec d'autres aromatiques, mélangées au sel , ça donnera un condiment parfumé que certains nomment du « Sel Fou ! »