Abbaye Notre Dame des Neiges, 2 nuits pour Stevenson

Il consacre trois chapitres à l'Abbaye Notre Dame des Neige.
1. Père Apollinaire
2. Les moines.
3. Les pensionnaires
« Ici j’obliquai donc sur la gauche et poursuivis ma route, poussant devant moi mon baudet séculier et au craquement de mes souliers et de mes guêtres laïques vers l’asile du silence. »
« J’assumai un cœur courageux et me dirigeai vers la porte aussi vite que Modestine, qui semblai avoir de l’antipathie pour les couvents, me le permit. Depuis que je la connaissais, c’était la première porte qu’elle ne montrait pas une hâte inconvenante à franchir. »
Il y est resté deux nuits
Nous sommes attendus en demi pension à la Maison de Zachée.
La Maison de Zachée
07590 St Laurent les Bains
Tél. : 04.66.46.59.00
On nous a attribué la chambre N°1, celle de Frère Raphaël que Stevenson cite entre Basile et Hilarion.
L’accueil a changé depuis Stevenson, un magasin de produits monastiques est source de revenus. Le repas est digne d’un bon gîte d’étape si ce n’est la prière avant le partage du repas.
Le principe est celui de l’accueil dit « monastique » on participe aux travaux, dresser la table, faire la vaisselle, pas de prix mais on laisse un don.
A l’Abbaye, nous assistons sur les recommandations d’un moine âgé
accueillant à la projection d’un documentaire sur l’histoire des cisterciens, la salle est fraîche. Il semblerait que la communauté insiste sur
Charles de Foucauld et les moines de Tiberine, en tout cas il est dit et bien rappelé qu’ils vivent dans leur linceul. Ils sont inhumés dans leur
robe de bure .Cela a beaucoup impressionné R.L.Stevenson et il reviendra souvent : soit sur la naïveté soit sur le détachement de ces
hommes.
« Ceux auxquels j’ai parlé étaient de caractère singulièrement doux avec ce que je ne puis nommer qu’un sain contentement d’âme dans la physionomie et les propos. »
Nous ne seront pas réveillés à minuit comme notre ami dans cette nuit du 26
au 27 septembre 1878

« Tous les frères alors se précipitaient à la chapelle. Les morts vivants, à cette minute insolite commençaient déjà les travaux sans consolation de leur
journée. Les morts-vivants ! Quelle image à vous glacer ! Et les paroles d’une chanson de France me revinrent en mémoire qui disaient le meilleur de notre vie
paradoxale :
« Que t’as de belles filles
Giroflée,
Girofla !
Que t’as de belles filles,
L’Amour les comptera ! »
Et je rendis grâces à Dieu d’être libre d’errer, libre d’espérer, libre d’aimer ! »
Fanny où est-tu ? Semble lui crier son cœur solitaire.
Nous aurons une chambre seule, sobrement meublée, mais le lit à deux places est confortable et pour la première fois dans notre périple, le « sac à viande double » sortira du sac à dos.