Cueillette photographique en montant à la Dent de Crolles fin août.
A cette saison le grand feu d’artifice de printemps des fleurs de montagne est terminé. Les pelouses commencent parfois à devenir un peu sèches. Dans les sous bois le long des sentiers on rencontre le calament à grandes fleurs dont j’ai déjà parlé.
Mais la reine, haute et d’un joli port est la grande astrance.
Elle fréquente les sous-bois peu exposés au soleil et monte parfois un peu plus haut dans les prairies. Son nom signifie étoile en latin. C’est une ombellifère, mais la disposition de ses bractées gagne en élégance sur les carottes, ciguës, cerfeuils, oenanthes que j’ai encore du mal à différencier. On rencontre plus haut sa petite sœur plus courte au nom original me direz-vous de petite astrance. Je ne lui connais pas de vertus médicinales.
Sur la pelouse de la grande prairie qui monte au sommet, alors que les gentianes bleues qui font la joie des premières sorties de printemps ne sont plus, sur une petite tige peu élevée fleurit la gentiane champêtre. Certains la nomment d'un langage plus vernaculaire et générique gentianelle.
La gorge de sa corolle est garnie de poils, d’autres parlent de longs cils dressés pour être plus poétiques. Les fleurs sont groupées et forment un véritable bouquet.