Exercice de secours sur télésiège à Prapoutel.
À l'apéro d'accueil du VVF, on nous a dit :
« Qui veut faire de l'hélico demain ? »
« Vous allez prendre le télésiège
gratos ! »
« Rendez-vous devant le VVF à 9h15 demain 24 janvier
2012. »
Prévoyants ce matin gris nous avons enfilé nos sous-vêtements techniques,
caleçons, Odlo, polaires et Gore-tex de circonstance, deux paires de chaussettes, les gants et le bonnet bien enfoncé sur les oreilles. L'opération pourrait bien se prolonger au-delà de nos
espérances. Passer 3 heures suspendus en plein vent sur une nacelle de télésiège un matin sans soleil risquait fort de nous congeler.
Nous n'étions pas seuls, une cinquantaine de bénévoles se sont retrouvés dans la
file d'attente du télésiège des Bouquetins à Prapoutel.
Soit pour nous mettre de bonne humeur soit afin de nous identifier au cas ou
l'un d'entre nous ferait une chute dans la poudreuse, on nous a donné de belles casquettes brodées de vert : les7laux.com , en rappel
les 3 « Portes » de la station : Prapoutel, Le Pleynet et Pipay.
La simulation de l'incident s'est produite dans les premiers 500 mètres, nous
étions dans la montée entre les sapins à faible hauteur, mais trop haut pour pouvoir sauter. Ce qui d'après un pisteur-secouriste est fortement déconseillé.
Technique.
À chaque pylône, une équipe de 2 pisteurs-secouristes sont montés avec du
matériel de rappel après nous avoir signalé d'en bas que tout était sous contrôle.
Ainsi pas sections selon le numéro du pylône chaque « victime » serait
secourue avant un délai de 3 heures.
L'hélicoptère de la protection civile tourne et remonte la ligne afin de nous
mettre dans l'ambiance. Les animateurs du VVF tâchent de réchauffer l'atmosphère par des chansons mais vu la distance entre les nacelles et surtout l'absence de livres de chants, l'initiative est
vite tombée à l'eau. On se réchauffera comme on peut, la conversation va bon train jusqu'à l'arrivée de notre « sauveur » sur sa poulie de transfert à cheval sur le câble
d'acier.
C'est une belle jeune fille sportive, dynamique qui connaît bien son travail.
Son éclatant sourire dans son visage couvert de taches de rousseur est gage de mise en confiance.
Selon la procédure, elle a vite fait de m'indiquer comment m'asseoir sur le
large harnais rouge en triangle, y fixer les 3 mousquetons de sécurité, tendre la corde et me demander de descendre du siège. Je me sens obligé de la prévenir que mes 85 kilos vont lui tirer sur
les bras, c'est avec un sourire qu'elle me donne l'injonction : « Allez-y ! »
Tout en douceur je descends au bout de la corde sans appréhension, les 5 ou 7
mètres sont vite franchis, récupéré en bas par son coéquipier qui me met en sécurité sur un endroit à peu près plat.
Pendant ce temps, les plus chanceux ont été héli-treuillés avec skis et harnais,
toujours au bout d'un filin. L'opération aura duré moins de trois heures.