Lecture : « Cet instant là », Douglas Kennedy. Une génération.
Ce n'est pas parce ce que ce cadeau d'anniversaire de ma fille est dédicacé par
l'auteur que j'ai aimé ce livre.
Je suis allé en Allemagne quand j'avais 18 ans. Alors comme la musique en
sourdine dans ce roman, thèse philosophique, enquête où l'on pourrait croire à une biographie subtile, plus fin qu'un leitmontiv, un filigrane en est cette citation de
Luther :
« Wie bald "nicht jetzt" "nie" wird ? »
« A quel instant "pas maintenant" se transforme en "jamais"
? »
Créer du suspens avec une formule sur le libre-arbitre voilà l'art de Douglas Kennedy. Comme la dualité de l'homme et de ses choix, le Berlin d'avant la
chute du mur se dévoile est-ouest. Avec Douglas Kennedy on ouvre les portes des geôles de la Stasi.
Bien que comme sa dédicace le souligne « 59 ans n'est pas le
pire ! », le meilleur et le pire de l'âme humaine se dévoile. Qu'elle est la part d'ombre dans les non-dits, les actes manqués à l'age où l'on commence à faire des
bilans ?
À moins que le passé ne surgisse lors d'un hiver particulièrement froid , loin
d'une identification avec un Thomas Nesbith de fiction, je suis entré de « plein-pied » dans ce roman.
Pourquoi ne pas écouter la 9 e de Mahler dirigée par Karajan, la K7 est encore
en bon état, la platine « Pioneer » est branchée, libre à vous d'appuyer sur le bouton. Quand ce n'est pas Petra une « Ossie » c'est peut-être Cristina, elle était
Polonaise?
Faute de savoir encore orthographier son nom, elle est introuvable sur FB ;-)
!
M’éloignant quelques temps d'une connexion j'emmène dans mon sac à dos
« Belle du Seigneur » d'Albert Cohen, je trouverais bien un peu du Solal qui sommeille en moi-même sans trop perdre de ma propre estime.
Cet instant là de Douglas Kennedy édition Belfond octobre
2011.