Migration de marmottes.
S'étant prélassée dans les prés,
Un automne, allongée dans l'herbe
Grignotant un brin, faisant gerbe
Bouquets odorants et paniers,
Une marmotte de montagne
Décida de passer l'hiver
Éveillée, les yeux grands ouverts
Dans son haut pays de cocagne.
Tout est blanc calme, silencieux
Nulles traces dans la neige vierge,
Pas de blabla, pas de concierge,
Là-haut, pas d'avions dans les cieux.
Vers la fin du mois de décembre
Montés sur la route en lacets,
Lapins blancs en montre à gousset,
Autos, vélos, pots de gingembre,
Venus nombreux en altitude
Passer les Fêtes, faire du sport,
Danser, skier, bouger leur corps
Changer un peu leur habitude.
C'est dans la foule bigarrée,
Que les deux se sont reconnues,
Bises et souhaits de bienvenue,
Mains tenues, ne pas s'égarer.
Fondue, flonflons sont au programme
Encore faut-il se coucher tôt,
Pour qu'au matin frais, dispos,
Du paysage on voit le charme.
Marmotte des plaines, futée,
Fait ses premiers pas sur la pente,
Doucement, elle est prudente,
Pas de skis carres affûtées.
Comme ses cousins les « Siffleux »
Du Québec, raquettes aux pieds
En semaine et les jours fériés,
Se balade et dit : « Je vais
mieux ! »
PF
Avec mes remerciements pour les conseils de prudence
de
Annie la
Marmotte « Hibernatus Marmota »